Nutrition et foie gras
Dr Jacques Stöckli

Dr Jacques Stöckli

Naturopathie - Homéopathie

Le diabète

L’insuline joue le rôle-clé Le glucose ne peut entrer dans les cellules que par un mécanisme particulier. Les parois cellulaires comportent des «portes» spécifiques pour le glucose. Une clé est nécessaire pour ouvrir ces portes: l’hormone insuline. L’insuline est synthétisée par le pancréas et est relâchée dans la circulation sanguine à une concentration correspondant à la quantité de glucose dans le sang. En présence d’une grande quantité de glucose, le pancréas sécrète beaucoup d’insuline dans la circulation sanguine. Car il faut beaucoup de clés pour ouvrir les portes des cellules au glucose. L’insuline régule aussi le stockage du glucose dans le foie, empêchant que la concentration de glucose dans le sang soit trop élevée. L’insuline permet donc à nos cellules de disposer d’énergie et, par voie de conséquence, elle fait baisser la quantité de sucre dans le sang. En l’absence d’insuline ou si elle n’agit pas suffisamment, le glucose reste dans le sang. Les cellules doivent disposer en permanence de glucose de façon régulière. Si la glycémie est trop élevée ou trop basse, des symptômes et complications peuvent survenir.

Diabète

Le diabète – un trouble du métabolisme à plusieurs visages

Diabète de type 1

5% des diabétiques souffrent d’un diabète de type 1 qui se caractérise par la destruction des cellules productrices d’insuline par le système immunitaire. Chez la moitié des diabétiques de type 1, la maladie se développe avant l’âge de 20 ans, le plus souvent après une affection bénigne, ce qui explique le nom de diabète des adolescents qui lui était jadis donné. On sait aujourd’hui que ce type de diabète peut apparaître jusqu’à un âge avancé. Les diabétiques de type 1 présentent une glycémie trop élevée parce que leur pancréas sécrète trop peu d’insuline, voire n’en sécrète pas du tout. En cas de diabète de type 1, les clés disponibles sont trop peu nombreuses, voire inexistantes. Les portes d’accès aux cellules restent fermées et le glucose ne peut être transporté dans les cellules pour la production énergétique. Il reste dans le sang, ce qui a pour effet d’augmenter la glycémie. Pour équilibrer cette dysfonction endogène, les diabétiques de type 1 doivent s’injecter de l’insuline dès le début de leur maladie et jusqu’à la fin de leur vie, pour qu’une quantité suffisante de glucose, et donc d’énergie, parvienne à nouveau dans les cellules de leur organisme.

Diabète de type 2

Un diabète de type 2 peut se développer au fil des ans. Chez la plupart des patients concernés, il existe une prédisposition familiale, c‘est-à-dire qu’un proche direct – parent, grand-parent, frère ou sœur, souffre aussi du diabète. Chez de nombreux patients, la maladie commence par une phase d’augmentation du niveau d’insuline. Les cellules deviennent de moins en moins sensibles à cette hormone. On parle de résistance à l’insuline. Surpoids, alimentation déséquilibrée et manque d’exercice favorisent cette résistance à l’insuline. En dépit d’un niveau d’insuline élevé, l’hormone insuline a une action trop faible. Le pancréas tente de compenser ce qu’il considère comme un «manque» en produisant encore plus d’insuline. Il finit par s’épuiser et la production d’insuline diminue. L’exercice physique, une alimentation équilibrée et une réduction du surpoids peuvent réduire voire supprimer la résistance à l’insuline. Dans la plupart des cas, une meilleure hygiène de vie et un bon traitement permettent de ralentir la progression du diabète. Cependant, la plupart des diabétiques de type 2 seront appelés à dépendre au fil du temps de comprimés, puis d’insuline. Lorsque la clé d’insuline ne correspond plus à la serrure De façon schématique, on peut dire que s’il y a suffisamment d’insuline dans l’organisme, celle-ci est distribuée trop tardivement. En outre, les serrures des portes ont changé. La clé d’insuline ne correspond plus. Le glucose ne peut plus parvenir en quantité suffisante dans les cellules, mais reste dans le sang. La glycémie augmente considérablement.

Les complications

Les complications rénales chez le sujet jeune avant 30 ans.
Une seule complication vitale, l’insuffisance rénale, complication vasculaire chez le sujet âgé, les complications se produisent au niveau des artères coronaires et cérébrales, entraînant la mort par infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, la pathologie coronarienne chez les diabétiques et atypique voir asymptomatique. Ces deux complications sont dues à une artériosclérose, souvent précoce et à une hypertension artérielle fréquente. Le diabète sucré atteint les yeux, le système nerveux, les artères des membres inférieurs.
Les complications surviennent au bout de 10 à 15 ans elles sont d’autant plus fréquentes et graves que le diabète et mal contrôlé.

La rétinopathie diabétique

Les symptômes se manifestent au début sur les artérioles du fond de l’œil, par de petites lésions que l’on appelle micro-anévrysmes, ils sont d’abord visibles à l’angiographie, plus tard la rétinopathie évolue vers des exsudats, des hémorragies et une gliose, c’est-à-dire une rétraction fibreuse de la rétine.
Toutes ces complications peuvent être évités en adoptant précocement, une hygiène alimentaire à long terme.
C’est là l’utilité de la prise en charge de nos spécialistes en diabétologie, qui vous guideront tout au long de votre traitement.

Consultez notre diabétologue pour de plus amples informations en prenant rendez-vous.